Mercredi, 25. Mai 2022
Mahraganat, Sha'abi

MULTIVERSE NO 2 | Full Mahragen 

ALAA FIFTY (EG) 

ABO SAHAR (EG) 

EL KONTESSA (EG) 

PHIL BATTIEKH (CH) 

Price: 
15.-
Price presales: 
15.-
Doors: 
21:00

 

 

In collaboration with Bisque
w/  Cairo concepts & TRNSTN Radio

MULTIVERSE NO2 | Full Mahragen 

Artwork by Maurane Zaugg 

Sessions têtes chercheuses, Multiverse fore dans les contrecultures de la croûte terrestre comme un trou de vers drifte dans l’Espace. Sa genèse ? Plonger dans les courants sonores en les replaçant dans leur jus social, comme fer de lance d’expressions sociales et contre-culturelles, loin de tout pitch marketing/humanitaire et autre slogans génériques type ‘’brassage de cultures ».
Découvre l'univers musical actuel du sud de la méditerrannée avec cette soirée full Mahraganat, musique underground égyptienne.
 

W/ ALAA FIFTY (EG)– Mahragan | Live 
ABO SAHAR (EG)– Post Shaabi- Trobby | Live
EL KONTESSA (EG)- Post Mahragan polykicks | DJ Set
PHIL BATTIEKH  (CH) - Full Mahragan | DJ set

ALAA FIFTY (EG) – Mahragan | Live 
Alaa Fifty est le premier chanteur de Mahraganat et le fondateur de ce phénomène de masse ! Après 13 ans sur scène, il a travaillé sur son premier album solo avec Molotof, Sullisizer, Coolpixboi, Amr 7a7a, qui sont considérés comme les principaux producteurs de la scène actuelle.

ABO SAHAR (EG) – Post Shaabi- Trobby | Live 
Le « Trobby », mélange de musique électronique égyptienne créé par Abo Sahar lui-même, est fortement influencé par sa jeunesse et ses souvenirs en Haute-Égypte. « Les gens dansent sur mes rêves d’enfant », dit-il. C’est le son de son monde intérieur, un amalgame des mots « True » et « Being » influencé par la house music, la techno, la trap et la pop. Mettant en musique l’histoire de sa vie et la poésie des mots de son grand-père, Abo Sahar a écrit pour enflammer sa propre imagination. Il rêvait de monter sur scène et de se produire devant ses ami·e·x·s, il est maintenant sur le point d’emmener sa musique encore plus loin qu’il ne l’aurait jamais imaginé. Son album, dont la sortie est prévue courant 2022, promet d’être rempli de nouveaux sons et de prestations d’artiste·x·s locaux et internationaux et l’emmènera en tournée dans la région arabe, en Europe et aux États-Unis.

EL KONTESSA (EG) - Post Mahragan polykicks | DJ set
El Kontessa est une DJ et productrice basée au Caire. Sa musique est principalement composée de Mahraganat égyptien, qu’elle expérimente avec de nombreux rythmes électroniques variés. Rare femme parée à en découdre avec un courant aussi viriliste qu’une testicule taillée à l’échelle d’une planéte, Kontessa oscille entre le shaabi et le mahragan pour noyer le tout dans une mare de bitume qu’elle saupoudre de BPM pour ensuite la boxer des dents. En ressort une tartine festive - typiquement égyptienne - sur laquelle elle plante un pied de biche pour en extraire une substance aussi patibulaire et inflammable que son estampille.

PHIL BATTIEKH  (CH) - Full Mahragan | DJ set
Phil Battiekh est l'un des premiers à se consacrer au Mahraganat en dehors de l'Égypte. DJ, producteur, VJ et artiste conceptuel vivant entre Bâle et Le Caire, Phil Battiekh présente dans ses sets et ses sorties les nouvelles trajectoires de la sous-culture la plus populaire d'Égypte, à la pointe des sons contemporains. Sur sa première compilation "Cairo Concepts", Phil Battiekh collabore avec des artistes comme DJ Plead, DJ Haram, Alaa Fifty et Nustaliga. D'autres sorties suivront bientôt, ainsi que son nouveau label Battiekh Records.


EL MAHRAGEN
Souvent présenté par les médias français et internationaux sous l’appellation électro-chaabi, le Mahragan (au pluriel Mahraganat)s'est développé en Égypte depuis la fin des années 2000. Cette forme musicale particulière trouve son origine dans les pratiques des DJs qui officient dans les mariages balādīs (locaux, qui se tiennent le plus souvent dans une portion de rue aménagée pour la cérémonie, le terme connote une idée d’authenticité égyptienne opposée à la citadinité bourgeoise occidentalisée) et peu à peu transforment les simples salutations au public de la noce en véritable morceaux mélodiques, des chansons scandées qui suscitent l’engouement de la jeunesse. Cette performance s’impose progressivement dans les fêtes de mariage (afrāḥ) et les acteur·ice·x·s de ce monde nocturne le désigne tout simplement par le terme «festival », mahragān,  la racine trilittère h-r-g renfermant l’idée d’une démesure sonore, d’un charivari (le verbe harrag-yeharrag ‘ala, signifie faire taire quelqu’un en criant plus fort que lui, submerger par le bruit). Dans un sens figuré, mahragān désigne un tohu-bohu d’où l’expression familière ēh el-mahragān da que l’on traduirait par « c’est quoi ce bordel ». Quoi de plus logique pour un répertoire qui s’inscrit dans le prolongement des univers des performances publiques (mariages, fêtes de saints – mouled) qui combinent l’amplification du signal sonore jusqu’à saturation et l’usage des effets électro-acoustiques, notamment écho et reverb. Plus que dans toute autre musique électrifiée, pratiques musicales et sonorisation y sont étroitement articulées au service d’une esthétique spécifique. Issu du même monde festif, le mahragān évolue en parallèle à la chanson populaire urbaine apparue dans les années 70, désormais étiquetée sha’bī. Cette chanson populaire se renouvelle régulièrement depuis son émergence et provoque de récurrentes critiques sur son potentiel artistique et sa légitimité culturelle... 

Méprisé par « l’élite » et par une bonne part de la classe moyenne supérieure, censuré par le syndicat des musiciens et les mass-médias, les gros festivals et les institutions culturelles, le Mahragan demeure omniprésent dans les rues égyptiennes, des échoppes aux transports publics en passant par les mariages et les cabarets. La réputation des producteurs et des MC s’y brodent instantanément,  au grès d’enregistrements bancals expédiés depuis une chambre pour - l’espace d’un buzz – propulser un quidam de faubourg au rang de star arabe ou internationale. Des ascensions fulgurantes parmi lesquelles on retrouve des figures incontournables comme Islam Chipsy ou Sadate El Alamy mais paradoxalement aussi, un juteux business marketing noyauté par les grosses enseignes commerciales.

 


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